
L’Eau : imaginer la matière
Dans la nature apparaissent des images en relation avec la pluie, les cours d’eau. Elle reflète le bleu du ciel, le vers des algues, le gris des nuages, mais reste transparente et pure dans son essence. Elle est à l’origine de la vie dans les écosystèmes. Sa fluidité contourne les obstacles et change continuellement de forme : glace, neige, vapeur, nuage… Son symbolisme puise sa source dans celui de la Lune. Le cycle de l’Eau est en lien avec le rythme des saisons. Propulsée par le Soleil, elle se recycle depuis des milliards d’années.
Chez l’humain, son langage se veut limpide au point d’augmenter le volume psychique de l’être en y mettant de l’âme. Pas surprenant que le corps se compose en moyenne de 60 % d’eau. Mais elle varie avec l’âge. L’Eau est un symbole de vitalité psychologique. Son œuvre s’incarne dans le rêve. Sa fonction agit comme un transmetteur des messages de l’inconscient. Mais avant qu’on lui attribue consciemment une mission thérapeutique et purificatrice, voire transcendante, elle devra s’adapter aux gens et avec tout ce qui nous en éloigne et la contredit.
L’Eau en tant que dominante élémentaire
En tant que dominante élémentaire, sa relation avec l’ascendant nous montre comment les sentiments et la sensibilité trouveront ou non leur voie d’accès au monde extérieur. Une question de sublimation des émotions et d’affirmation afin de transformer les rêves en une force créatrice. Ce processus implique une acceptation de soi. L’Eau fait naître des états d’âme à peine formulables et qui pourtant, influenceront considérablement notre devenir. Elle creuse le fond de l’être, le régénère, le perturbe et le plonge jusque dans les profondeurs de l’inconscient collectif.
Aussi, une meilleure compréhension de l’Eau est relative au corps et aux effets ressentis. Difficilement formulables, ces sensations doivent trouver les mots justes, le vocabulaire adéquat pour les interpréter. Le signe à l’ascendant nous fait voir le rêve d’une volonté inconsciente, d’un archétype qui dirige notre histoire et notre destin tant qu’il n’est pas harmonisé. Philosophiquement, la problématique de la connaissance de soi se résout lorsque l’on dit oui à la vie et à ce qui est vrai en nous, peu importe les épreuves. Même un esprit supérieur ne peut trouver un sens à sa propre nature s’il reste prisonnier de ses tensions internes.
L’Eau et le comportement en société
Dans l’incapacité de s’y adapter (peur), le comportement stratégique et calculateur refait surface, croyant lui servir d’appui à la gérance émotionnelle et à la stabilité sur le plan concret. Il est vrai que la réalité psychique s’apprécie lorsque son miroir ne se déforme pas à la moindre vague. Pourtant, certaines personnes y excellent. Il restera toujours en soi un besoin de séduire. Le cœur ira naturellement où se trouve sa joie, celle que l’on perd et que l’on regagne au fil du temps.
À mon sens, le cheminement se reconnaît mieux dans un médium, dans des relations et dans des occupations qui permettent à l’imagination de modifier la matière, de créer des formes et des situations «embellies». Dans le cas contraire, la personne se tourne vers ses besoins fondamentaux avant tout. La sécurité reste une priorité, ce qui est loin d’être bête. Cependant, les rêves ne deviennent plus qu’une ombre qui ne retrouve plus sa route, sinon dans le sommeil paradoxal et les climats de crise.
Sur le plan social, l’Eau représente ce qui nous est commun et tout ce qui favorise nos échanges. Elle engendre des mouvements communautaires issus d’un passé qui a besoin d’être transcendé. Son absence bloque l’accès à des niveaux supérieurs. Dans ce sens, elle symbolise le prérequis absolu à toute vie sociale. Les préjugés font partie de sa problématique. Elle peut conduire à une forme de stagnation mentale et un manque de fluidité dans l’évolution de la situation.
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