
Le Feu ; tour d’horizon
Dans la nature, on reconnaît l’élément Feu dans les phénomènes violents, dans l’arc-en-ciel et dans toutes les formes de décolorations. Les couleurs primaires, le chaud et le vif se teintent des tonalités de jaunes et de rouge. Son principe d’animation s’actualise dans la croissance sous toutes ses formes. Sa source provient du Soleil, du bois et de l’énergie géothermique. Aussitôt né, le Feu dévore. Tout ce qui frotte, tout ce qui brûle, tout ce qui électrise correspondent à cet archétype. Les corps s’adaptent en régularisant leur température (voir : l’ascendant). Sans doute que la survie est à l’origine de l’intuition.
J’utilise l’expression «la Terre du Feu dominant» pour symboliser l’impact que la dominante Feu aura dans notre relation au monde. Techniquement, il s’agit d’une pondération de l’élément en lien avec l’ascendant et son incidence sur l’attitude de conscience. En astrologie humaniste, l’on parle de l’intuition aux aguets qui, naturellement, se manifeste dans nos interactions et nos choix culturels. Elle fait germer des comportements et des réactions spontanés sans passer par la logique.
Le Feu, l’énergie, l’intuition et la volonté
Cette énergie culmine durant les 28 premières années, correspondant au cycle de la Lune progressive qui retrouve sa position de départ. Dès la naissance, l’humain exprime son dynamisme instinctif dans le besoin immédiat de ce qui lui en donne. Il semble être une sorte de cheval fou. Pourtant, je parle d’une dimension psychologique essentielle à l’évolution de la personnalité. Mais tôt ou tard, l’individu se rendra compte que le Feu demande un sacrifice de soi, une dépense énergétique qui risque de ne plus avoir de sens. Mais que va-t-il sacrifier, lui qui ne peut pas tout avoir sans que le corps, à la longue, s’épuise à lui en fournir ?
On peut s’attendre à ce qu’avec une dominante Feu les restrictions se vivent difficilement. Les crises tendent vers la révolte et à l’entêtement. Paradoxalement, le Feu se nourrit de l’élément Terre, d’un combustible. Mal canalisé, il s’y précipite. En proie aux multiples désirs, il se disperse. Introverti, il produit de l’isolement et des visions qui peuvent inhiber l’individu. De plus, l’intuition est sujette à controverse dans la collectivité du fait qu’elle s’oppose à la logique. Certains lui attribuent « une mauvaise conscience », une connaissance inférieure et un frein à l’affirmation de soi.
Comprenez que l’ambivalence de l’intuition, en tant que volonté inconsciente, risque d’être reléguée aux oubliettes sous l’impact d’une société rationnelle qui nous incite à nous intégrer à elle en nous montrant ce que l’on doit vouloir si on veut avoir. L’essence même de cet élément devient une ombre de la personnalité, un côté obscur, un trait jugé inacceptable pour l’ego. Il ne reste plus qu’une force sans limite qui risque de se casser la gueule à ne pas reconnaître ses limites (voir : Saturne). Pourtant, cette énergie doit circuler, au risque de créer des tensions et des symptômes physiques. Dans ces cas-là, l’énergie créatrice est refoulée, incapable de libérer son potentiel. À chaque impulsion consciente s’oppose une forme de non-vouloir.
La maîtrise du Feu du point de vue d’un cheminement ne nécessite pas un contrôle de notre environnement. Elle suppose une capacité d’intensifier nos réactions, nos désirs et notre volonté pour que le mouvement se fasse. Elle ouvre la voie à la rationalisation lorsqu’elle perçoit des motifs cachés et des possibilités futures influencer notre devenir. Nous devenons ce que l’on cherche à se nourrir. Mais cela ne se fait pas sans être apte à sortir de sa zone de confort malgré les échecs que nous pourrions connaître. Finalement, les êtres de Feu aiment beaucoup et souffrent beaucoup.
Cheval de Feu 2026
Les phénomènes naturels placent toujours l’intuition au premier plan de la connaissance. Mais qui peut comprendre que ce sont les chocs que l’on subit qui se transforment en poussées d’énergie face à l’imprévisible. Les visionnaires sonnent l’alerte, pour le pire et le meilleur. En même temps, ces acteurs mettent en mouvement des forces plus ou moins connues d’eux-mêmes. Parfois, certains comportements excessifs sont observés quant à la manière d’influencer leur environnement. D’autres seront des protecteurs d’une idéologie, rêvant de liberté, celle qui les guide sur le chemin rebelle de leurs esprits hyperactifs.
La bête porte attention au moindre tremblement de terre et à tous ces sables mouvants qui pourraient l’empêcher de bouger. Dans cet état, l’émotion cherche à fuir en avant par tous les moyens. Un Feu qui se consume face à la psychologie sans âme des sociétés. Ses blessures lui donnent encore plus de volonté. Il fonce jusqu’à ce que son corps s’enflamme, le temps de se défaire de ses peaux mortes. Instinctif et assoiffé de liberté, il risque de se révolter. Et si son travail l’en empêche, emprisonné dans trois mètres carrés, il ne lui restera plus qu’à rire de la vie et de ses peurs comme moyen de se spiritualiser.
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